Je suis
Je suis celle que je choisis d'être à chaque instant avec mes hauts et mes bas, mes bassesses et mes grandeurs, mes zones d'ombre et de lumière.
Je n'ai rien réussi, rien raté, je laisse faire la Vie à travers la mienne.
Ce que je suis suffit et me plaît. Pas besoin de chercher à être plus.
Qui suis-je?
Rien ne me prédestinait à devenir thérapeute…
Suite à l’obtention d’un baccalauréat série scientifique, j’obtiens un diplôme en biologie médicale. Je prépare en parallèle un brevet d’animateur qui me permet d’encadrer des groupes de jeunes en colonies pendant tous mes temps de vacance. J’adore ça !
Ma vie professionnelle
Je travaille dans un centre de recherche agronomique durant quinze ans. Cette période sera pour moi celle de la confrontation et du formatage à la pensée matérialiste. Cela ne me dérange pas dans les premières années, j’aime ce que je fais. Une envie de retravailler avec des enfants se fait cependant de plus en plus pressante et c’est le décès de ma mère en 1998 qui me donne l'élan de quitter l’INRA.
Je passe et obtiens alors le concours d’entrée à l’IUFM, je suis maman de trois très jeunes enfants. Je travaille comme maîtresse d’école pendant quinze ans. Je me régale toutes ces années au contact de mes élèves et me délecte de toutes les expériences que nous vivons ensemble en classe et en séjours que j’organise. Je suis comblée par ma vie professionnelle.
Et pourtant…, je me sens toujours appelée par un ailleurs, par quelque chose d’encore plus fort. En 2015, une terrible épreuve me pousse à quitter l’éducation nationale pour enfin me consacrer à ce qui était devenu petit à petit une évidence, les soins esséniens.
Mes grands bouleversements
En 1985, une bouffée délirante m'apprend que mon frère est schizophrène. La descente aux enfers est brutale, terrible, vertigineuse. C'est un anéantissement. Je suis très proche de mon frangin, depuis toujours. C'est mon grand frère, mon allié, mon protecteur. Je découvre cette maladie que je ne connais pas et j'entre en lutte. Je veux qu'il guérisse et je me rends physiquement malade à chaque fois qu'il est en crise. Mais les années passent et la guérison n'arrive toujours pas. Je fonctionne ainsi pendant quinze ans quand une soudaine prise de conscience me sort de ma léthargie. Je comprends que rien ne sert de se battre contre ce qui est. C'est juste à accueillir, à traverser. C'est sa vie, son expérience. Je n'ai pas la capacité de le rendre heureux, de lui offrir la paix. Je prends conscience de mon impuissance.
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En 1998, un évènement va chambouler le cours ma vie. Alors que je me pose peu de questions existentielles et m’intéresse de loin à l’après vie et au monde spirituel, je vis une expérience de communication avec l’au-delà. J’entre en contact avec ma mère, décédée six mois auparavant. Cela me bouleverse et me fait l’effet d’un électrochoc.
« Ce n’est juste pas possible ! »
Mes schémas de croyances d’un monde purement matériel s’effondrent et je m’ouvre à une toute autre réalité. Un questionnement sans bornes me taraude alors et j’ai besoin de réponses, j'ai besoin de comprendre. Je n'ai de cesse d'essayer d'étancher ma soif de connaissance par des lectures, des conférences, des stages… Au fil du temps, je comprends que je recherche quelque chose mais je ne sais pas encore quoi, sauf que cela concerne les soins à la personne. Je me forme au Reiki unitaire mais ne le pratique pas. Je découvre peu de temps après les soins esséniens et c’est la révélation. Je décide aussitôt de me former. Je comprends intuitivement que j’ai enfin trouvé ce que je cherchais. J’ai retrouvé ce que je connaissais déjà…
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En 2015, la terre s'effondre sous mes pieds quand j'apprends la terrible nouvelle. Antoine, notre fils ainé chéri, a eu un accident mortel. On ne le verra plus jamais, on ne lui parlera plus jamais, on ne le serrera plus jamais dans nos bras. On ne pourra plus rire ensemble, plus s'embrasser. Plus.
Là encore, «Ce n'est pas possible» et pourtant...
La douleur est atroce, je me sens comme dissociée, je suis en en mille morceaux, mais étonnamment, à l'intérieur, c'est calme, je n'ai pas de colère contre cette nouvelle épreuve. De la maladie de mon frère, j'ai appris mon impuissance. Je ne sais pas pourquoi une telle épreuve est à sa place dans ma vie, mais je ne lutte pas, je me laisse juste traverser.
Je me laisse pleurer et laisse la Vie agir.
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Le chemin
Les différentes épreuves que j’ai traversées au cours de mon existence m’ont amenée à me questionner sur le sens de la vie et de la souffrance, qu'elle soit physique ou morale.
Ces expériences vécues m'ont permis d'intégrer de nombreuses compréhensions.
Je comprends alors que tout évènement, aussi difficile ou cruel soit-il, est porteur de sens pour celui qui le traverse.
Je comprends que nous ne sommes pas là pour guérir de nos maladies mais que la maladie est là pour nous guérir.
Je comprends que nous avons toujours le choix de ce que nous voulons faire de nos épreuves et de comment nous choisissons de les traverser.
Je comprends que nous sommes nous-mêmes les créateurs de notre réalité individuelle et collective.
Petit à petit, je quitte le statut de victime pour prendre la pleine responsabilité du film de ma vie.